Tania 1921-2017, une femme libre

Cet article reprend et enrichit le texte d’hommage que j’avais rédigé et lu lors de la cérémonie d’inhumation de ma grand-mère, Tatiana Sonine, dite Tania, afin de retracer les grandes étapes de sa vie. : Inhumation Tania 1921-2017

8 octobre 2017 – Marseille – 48 rue du Lacydon dans l’appartement de Tania (Photo Rob. Bri.)

Tatiana a eu un destin hors du commun. Elle a traversé son siècle en étant toujours actrice de sa vie.

Tout commence le 9 octobre 1921 à Bouyouk-dèré quartier d’Istanbul en Turquie dans un camp de réfugiés russes organisé par le CICR.

1922 – Turquie – Istanbul – Bouyouk-dérè – Tania Sonine et sa mère  Janina Józefa dite Nina Grzybowski 1898-1990

Son père Nicolas Sonin 1896-1971 de Kiev en Ukraine était un héros de guerre, capitaine dans l’armée blanche et sa mère Janina dite Nina Grzybowski 1898-1990, Polonaise, danseuse de ballets à Odessa ville où ils se sont rencontrés.

La révolution d’octobre 1917 a jeté sur les routes des centaines de milliers de Russes qui ont fuit la violence des bolcheviques et les horreurs de la guerre civile. Alors qu’elle a 3 ans, sa famille émigre en France en débarquant à Marseille le 13 juillet 1924. Ils sont accueillis dans le camp Hugo proche de la gare Saint Charles. Marseille est aussi la ville de la naissance de son frère André en 1925. Marseille, encore, où réside Tania les 7 dernières années de sa vie.
La famille déménage à plusieurs reprises, passant d’une ville à l’autre au gré des emplois manuels trouvés par Nicolas.

Tania est une bonne élève mais souffre de ne pas se sentir acceptée comme une vraie française.
A 15 ans et demi elle rencontre Robert Gauthron (1902-1976) de 19 ans son aîné. Il travaille en Afrique et Tania l’écoute et rêve d’une autre vie, d’une vie d’aventure.
Malgré l’opposition de ses parents, Tania impose son choix et ils se marient quelques semaines plus tard le 31 mai 1937 à Vichy. Destination Madagascar, elle s’éloigne de 8500 km du foyer familial, sans moyen de communication rapide (pas de téléphone ni internet !), alors qu’elle n’est encore qu’une enfant…

Juin 1937 – bateau Le comte de l’Isle vers Madagascar – Robert Gauthron et Tatiana Sonine

Le voyage débute le 8 juin 1937 à Marseille, où ils embarquent à bord du paquebot Leconte de Lisle à destination de l’ile Maurice.

Après 23 jours de traversée, ils accostent à Madagascar dans le port de Diégo-Suarez (aujourd’hui Antsiranana) le 1er juillet 1937.

Carte des étapes du voyage

Tania entame une décennie aux côtés de son mari. Elle y mène une vie de femme libre, aisée et mondaine, tout en s’affirmant comme une véritable cheffe d’entreprise.

Mais commençons par le début, Tania passe rapidement du rêve à la réalité.
Son mari travaille beaucoup. Elle s’ennuie dans une vie bourgeoise mais oisive.

1937 – Madagascar – Tatiana Sonine

La communauté française de Diego Suarez (Antsiranana) est soudée mais réduite. Nous sommes dans le cliché d’une vie coloniale : des boys et des serviteurs africains pour toutes les taches du quotidien.

Juillet 1937 – Madagascar – bord de mer près de Mananara – Robert Gauthron

Tania dirige sa maison comme une petite entreprise. Mais elle est ambitieuse et après 2 ans (dixit Tania) elle convainc son mari de quitter son poste pour se mettre à son propre compte à Farafangana. Elle participe activement à la construction et au développement de l’activité d’import / export vers la France qui fera leurs fortunes.

Selon les confidences faites par Tania à ma mère, le couple ne souhaitait initialement pas avoir d’enfant. Cependant, leur vie conjugale connaît des difficultés et ils décident finalement d’en avoir un, pensant que sa naissance pourrait contribuer à retrouver une harmonie et sauver leur mariage.

Le 20 avril 1943 née leur fils unique, mon père, Serge Gauthron 1943-2020. Tania a tout juste 21 ans.

vers Juillet 1943 – Madagascar – Farafangana – Serge Gauthron 3 mois avec sa mère Tatiana

Elle laisse la nounou s’occuper de son jeune fils et continue de jouer plusieurs rôles pour son mari dont celui de commerciale en enrichissant et gérant le réseaux de clients et de fournisseur.
C’est une très belle femme toujours bien apprêtée.
Parfois elle part en mission à Paris d’où elle organise notamment des soirées mondaines pour conforter les relations commerciales.
Elle fréquence les milieux de la haute couture avec leurs défilés très select…. La pauvre petite immigrée Russe de Vichy, a réussi son ascension sociale !

vers 1947 – photo studio Carmera – Tania Sonine

Le couple bat de l’aile, Tania n’est plus la petite fille naïve de Vichy et Robert n’est pas toujours présent, ni toujours fidèle notamment avec des jeunes filles mineures africaines. Alors que Serge n’a que 4 ans le couple se sépare.

vers juillet 1951 – Madagascar – Antsirabé – Tatiana Sonine

Tania prend son indépendance, elle vie et travaille en femme libre à Antsirabe

Avril 1953 (Pâques) – Madagascar – Antsirabé – Concours D’élégance Automobile – Tatiana Sonine

En 1955 à 34 ans une nouvelle vie commence avec la rencontre « coup de foudre » (dixit Tania) avec Yves Dumy 1926-1977 qui deviendra son 2nd mari.

14 juillet 1954 – Madagascar – Rallye voiture, arrivée à Tananarive – Yves Marie Georges Dumy 1926-1977 et Tatiana Sonine

Là encore contrairement aux usages de l’époque Yves est 5 ans plus jeune qu’elle. Elle lui apporte son expérience, son réseau de relation et sa confiance et ils enchaînent les missions professionnelles à travers le monde.

  • 1 année à Paris,
  • 2 ans à Phnom Penh (Camboge),
  • 3 ans à Paris où née Patricia Dumy 1959-2005 leur fille unique.
Août 1958 – Cambodge – Angkor Vat – Tatiana Sonine
  • Puis 10 ans à Douala au Cameroun,
  • 2 ans à Dakar au Sénégal
  • en 1974 retour à Paris.
vers 1963 – Cameroun – Douala – Patricia Dumy 1959-2005 et sa mère Tatiana Sonine

Durant ces 20 années, elle visitera aussi l’Europe de l’ouest, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique. Son grand regret, elle ne fera qu’un seul voyage à Moscou (URSS) alors sous le joug de la dictature soviétique, dans un climat de surveillance et de suspicion entretenu par un KGB omniprésent.

été 1966 – Venise – Tatiana Sonine
27 décembre 1975 – Tatiana Sonine peint

Yves et Tania donnaient l’image d’un couple moderne, uni et socialement très intégré. Derrière cette apparence, nourrie par une vie mondaine riche et de nombreuses relations amicales, leur équilibre conjugal semble pourtant avec le temps avoir été plus fragile.

Tania n’était probablement pas une femme facile à vivre au quotidien. Elle était élégante, intelligente, dotée d’un savoir-vivre et d’une éducation remarquables. Mais elle pouvait aussi se montrer égocentrique, froide et rigide. Enfermée dans ce mode de fonctionnement, elle était souvent décrite comme peu empathique et éprouvait de réelles difficultés à exprimer son affection, que ce soit par les mots ou par les gestes. Yves apparaissait presque à l’opposé : généreux, chaleureux, curieux, extraverti, ouvert aux autres et volontiers séducteur. Il possédait manifestement un certain charisme, qui attirait la sympathie et pouvait aussi susciter l’intérêt de certaines femmes.

Il travaillait beaucoup et gagnait bien sa vie, mais sa correspondance montre également qu’il traversait par moments des périodes de profond découragement, voire de dépression. Face à cette situation, Tania semblait disposer de peu de moyens pour faire évoluer leur relation. Elle était jalouse, mais avait peut-être compris que pour conserver Yves, leur couple et le mode de vie auquel elle était attachée, elle devait fermer les yeux sur ses infidélités. En tout cas, elle devait les lui pardonner, en espérant que ces liaisons resteraient passagères et qu’il finirait, comme auparavant, par revenir vers elle.==> Lire article Jurisprudence Sonine

24 décembre 1976 – Dakar (Sénégal) – Yves Dumy et Tatiana Sonine

En 1977, Yves est brutalement emporté par un cancer du poumon à l’évolution très rapide.
Une nouvelle vie commence alors pour Tania, moins flamboyante, bien éloignée du luxe et du confort de la vie coloniale. Peu portée sur la gestion financière, elle doit désormais composer avec des moyens plus modestes, le couple ayant beaucoup dépensé au fil des années sans véritablement se constituer d’épargne.

Novembre 1979 11 – Vacances à Mexico – Serge Gauthron et sa mère Tatiana Sonine

À 56 ans, elle s’installe à Aix-en-Provence, où elle se lance comme artiste peintre, suivant ainsi les traces de son grand-père, Vladimir Sonin (1852-1942).

Maison (aujourd’hui détruite) de Tania Sonine au 62 cours Gambetta. Le porche ouvrait sur la salle de vente des antiquités. (photo vers 1978 avant achat et rénovation)

Cependant, cette activité artistique ne lui procurant manifestement pas des revenus suffisants, elle l’avait complétée par son métier d’antiquaire. Elle s’était spécialisée dans les meubles et objets d’art de grande valeur, destinés à une clientèle aisée.

vers 1985 – Aix-en-Provence – 62 Cours Gambetta – maison avec sa salle d’exposition d’antiquités et tableaux – Sophie KERJOLIS? & Tatiana SONINE

Sa boutique regorgeait de magnifiques meubles anciens, d’objets d’art raffinés, d’Afriques ou d’Europes, et de nombreux tableaux accrochés aux murs, dont la quasi totalité étaient son œuvre. Tania peignait principalement des natures mortes ou des paysages. Elle aimait dire que son talent de peintre était un héritage de son grand-père russe.

Peinture de Tatiana Sonine

Elle était plus douée en art qu’en commerce, les ventes, qu’il s’agisse des meubles ou de ses propres tableaux, demeuraient insuffisantes.

Les revenus étant irréguliers, mon père, Serge Gauthron 1943-2020, devait souvent l’aider à boucler ses fins de mois.

Juillet 1980 A la Roupillette – Tatiana Sonine peint

Dans les années 1980 à 1991 nous voyons régulièrement Tania qui vivait à une dizaine de kilomètres de notre maison de Calas. C’était une grand-mère élégante et raffinée, sans être particulièrement chaleureuse. Elle se montrait toujours aimable avec nous. Elle ne faisait pas d’ingérence avec nos parents. Je n’ai pas le souvenir qu’elle nous ait crié dessus une seule fois ? Sa posture était toujours droite et sa tenue impeccable. Chez elle, le calme et le silence régnaient. Je ne l’ai jamais vue s’énerver. Elle faisait preuve d’un grand sang-froid, n’élevait jamais la voix. Ce n’était aucunement un effacement, elle savait dire froidement le fond de sa pensée lorsque cela lui semblait nécessaire.

Elle nous (ses petits enfants) fit découvrir les films de James Bond, dont elle possédait presque toute la collection en cassettes vidéo. Nous étions toujours ravis d’aller les regarder chez elle. Elle possédait également de véritables talents culinaires et était une excellente cuisinière. Enfant, j’étais naturellement plus attiré par les desserts. J’ai adopté sa mousse, simple et délicieuse, ne nécessitant que 2 ingrédients : 300 grammes de chocolat noir et 12 œufs. Au fil des années, cette recette est devenue ma spécialité, faisant à mon tour le bonheur de mes convives. Elle préparait aussi une excellente crème au caramel, mais j’étais moins amateur de ce type de dessert. Je ne sais pas d’où lui venait ce talent, nous n’avons jamais vu sa mère, Janina, recevoir à déjeuner ou à dîner. Lorsque Tania nous invitait, Janina ne semblait d’ailleurs pas participer à la préparation des repas ni aider sa fille en cuisine. Tania avait, en tout cas, un véritable sens de la réception. Sa table était toujours impeccable : nappe parfaitement dressée, belle vaisselle, couverts en argenterie et verres assortis. Tout était préparé avec soin et élégance.

Fin des année 1980, Tania prend sa retraite vers 68 ans. Elle vend sa maison à Aix-en-Provence et s’installe dans un appartement au Cannet, une commune située sur les hauteurs de Cannes.

Au début des années 1990, mon père et Cristobal Tome 1949-2016, le mari de sa demi-sœur Patricia Dumy 1959-2005, se disputent fortement, pour des sombres histoires d’argent.

Tania a toujours été fusionnelle avec sa fille Patricia. Serge en a d’ailleurs pris ombrage et a toujours reproché à sa mère de le faire passer après sa sœur. Il ne s’est jamais entendu avec Patricia.

2 clans irréconciliables s’opposent, et Tania choisit, sans surprise, de suivre sa fille, son petit-fils Julian TOME et son beau fils. Ils vivent à Fuengirola en Espagne puis en Floride (USA) et plus personne n’a des nouvelles de l’autre…À vrai dire, après 13 années de rupture, nous ne savions pas si Tania était encore en vie …

31 décembre 1993 – Botafumeiro – Cristobal Tome, Patricia Dumy sa mère Tatiana Sonine et son fils Julian Tome

Tania vit au grès des affaires de Cristobal Tome. En 1999, toute la famille part à Lauderdale en Floride. Elle m’a raconté que c’était le paradis avec une grande maison, un grand jardin et des fruits qu’on cueille dans les arbres !
Mais l’enfer n’est jamais très loin et Patricia décède le 9 mai 2005 d’une leucémie à 45 ans.

Bien qu’ils soient divorcés depuis plusieurs années, Cristobal met à disposition de Tania un appartement à Fuengirola en Espagne. Début septembre, il prend alors contact avec mon père pour lui annoncer le décès de sa demi-sœur. Il lui apprend également que Tania va bien mais qu’elle a préféré quitter la Floride pour rejoindre l’Espagne, où vivent désormais Cristobal et son petit-fils Julian.

Après une quinzaine d’années de brouille et de silence, mère et fils renouent enfin le contact. Ce drame a au moins le mérite de les réconcilier.

De : Nicole Le Granché
Date: lun. 12 sept. 2005 à 07:29
Subject: ADRESSE TANIA EN ESPAGNE
To: Serge Sierra FGD9347@sailmail.com, Thierry ACTEFI, Thomas Gauthron, Mathieu Gauthron
Je viens d’avoir Tania au téléphone, hier soir.
Elle est, bien entendu, effondrée d’avoir perdu votre tante qui s’est
battue courageusement pendant 3 ans 1/2 contre la leucémie. Patricia
est morte en mai 2005.
Un mot ou un appel de vous lui serait d’un grand réconfort.
Elle est pour une semaine ou 2 à l’adresse suivante :
Tania DUMY- TOME
121 calle Valenciana
08011 BARCELONE – ESPAGNE
Elle va descendre s’installer dans le Sud de l’Espagne très bientôt.
Si vous préférez l’appeler, faites le au
0034 650 017 390
Nicole

Quelques mois plus tard, à Noël 2005, nous nous retrouvons tous réunis autour d’elle. C’est l’occasion de revoir ma grand-mère, mais aussi Cristobal et sa nouvelle compagne Souad, dans une ambiance familiale que nous n’espérions plus. Ce fut un merveilleux Noël, empreint de joie et d’émotion. Mais il était aussi impossible de ne pas penser à toutes ces années perdues, à ce temps passé loin les uns des autres, que rien ne pourrait désormais nous rendre.

12 décembre 2005 – Marseille – retrouvailles de Noël – Tatiana Sonine et Serge Gauthron

En 2010, elle s’installe définitivement à Marseille, où elle coule des jours heureux jusqu’à la fin de sa vie, conservant jusqu’au bout son autonomie et toute sa lucidité.

3 septembre 2010 – Marseille – Tatiana Sonine

Au-delà de son parcours exceptionnel, je pense que tous ceux qui l’ont réellement connue garderont le souvenir d’une femme de convictions, dotée d’un caractère affirmé avec un grand charisme. Derrière une apparente froideur, qu’il fallait savoir dépasser, se cachait une femme profondément généreuse et d’une grande fidélité en amitié.

Toujours digne et courageuse, elle ne se plaignait jamais des petits maux du quotidien, préférant s’intéresser aux autres plutôt que de s’attarder sur ses propres difficultés. Optimiste et attentionnée envers ses amis comme envers sa famille, elle gardait toujours le regard tourné vers l’avenir, sans jamais céder à la nostalgie.

6 juin 2017 – Tatiana Sonine

Pour avoir plusieurs fois discuté avec elle, elle ne redoutait pas la mort. Elle avait très peur de perdre son autonomie et préférait partir « proprement » et sans souffrance. Avec Tania, il n’y avait pas de grandes effusions ni démonstrations. Mais sur son lit d’hôpital, elle nous a pris au téléphone et nous a dit qu’elle nous aimait. Nous avons pu, nous aussi, lui partager tout notre amour. Et Julian, le fils de Patricia, avec lequel elle était fâchée depuis 2 mois, a pu s’expliquer et apaiser tous les petits sujets de discorde. Après ce dernier appel, elle est devenue sereine et apaisée et a pu lâcher prise…

Ses derniers mots, adressés à Nicole, présente à ses côtés furent « C’est la vie, je vous aime, soyez heureux… ADIEU ! »


Les grandes dates et lieux de sa vie :

https://www.travellerspoint.com/member_map.cfm?user=Gauthron&tripid=1118346


9 octobre 1921 naissance à Bouyouk-dèré Istanbul Turquie
1924 : arrivée à Marseille
~1925 : Arles
~1926 : Genouillac en Charente
~1930 : Vichy
31 mai 1937 Vichy : mariage avec Robert Gauthron
~1937 : Vie à Diego Suarez Madagascar
~1939 : Farafangana Madagascar
~1942 : naissance de Serge
~1945 : Tananarive Madagascar
~1947 : séparation avec Robert [Robert était infidèle avec des très jeunes filles malgaches. Mais ils partent en vacances en France ensemble vers 1951 ? probablement une séparation conjugale dans un premier (chacun sa chambre) mais restent amis et continuent de travailler ensemble]
~1950 : Antsirabe : elle a la garde de Serge
~1951 : Paris [Ils prennent un pied à terre à Paris où Tania travaille pour elle et Robert une partie de l’année : 12 rue des Dardanelles. Cela restera l’appart de Robert quand Tania le quittera définitivement vers 1955. Robert avait encore cet appart en 1957… jusqu’à quand ?]
[Tania a avoué à Nicole LG qu’elle a eu à cette époque un amant qui était marié. Peut être l’homme aux tempes grises qu’on voit régulièrement à cette époque et dont on voit aussi la femme parfois]
~1954 : Rencontre avec Yves, ils quittent Madagascar en 1955
~1955 : Paris pour 6 mois avec Serge
~1955 : Serge en pensionnat à Pontoise pour ses études
~oct 1957 : phnom penh, Camboge
~oct 1959 : Paris
déc 1959 : naissance Patricia
12 mars 1962 : Paris 15ème (vivent au 17 Rue Varet) : mariage avec Yves
~oct 1963 : Douala Cameroun
~1974 : Paris : Logement près du pont Mirabeau pendant 1 an
~janvier 1975 : Dakar Sénégal
1977 : Aix en Provence au 62 cours Gambetta : après DC de Yves Tania devient antiquaire
~1988 : appartement au Cannet dans les hauteurs de Cannes
~1990 : Espagne à Fuengirola : habite chez sa fille et les liens avec Serge sont rompus
~1999 : Floride dans la ville Fort Lauderdale
2005 : DC de Patricia elle quitte les USA pour revenir en Espagne
2005 : Fuengirola en Espagne
~2011 : appartement à Marseille au 48, rue du Lacydon


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